Sortie de la revue Clair/Obscur n°17

Clair Obscur 17Éditeur : /
Dans : Clair/Obscur n°17
Type : Revue
Titre : Un peu, beaucoup, passionnément…
Format du texte : Nouvelle
Genre du texte : Horreur
Date de sortie : Mai 2016
Se le procurer : Ici !

Jeux vidéo, comics et films d’horreur ont peu de secrets pour Greg et son copain Youss. Les filles, par contre… Heureusement, il y a le professeur Lefleuret et son eau de Cologne : une seule utilisation et elle sera folle de vous !

Lecteur de comics (presque) repenti, en parcourant un catalogue dédié je suis un jour tombé sur une publicité pour une eau de Cologne à l’effigie de l’un ou l’autre super héros. Mais mis à part promettre que l’heureux acheteur sentirait bon, l’annonce ne parlait de rien d’autre. Ce qui me suffit pour imaginer cette histoire. Je voulais d’abord restituer le côté sensationnel (et aujourd’hui pittoresque) de certaines pubs que l’on peut trouver dans de vieilles BDs avant de raconter les résultats que peut produire l’objet… dont les effets décrits ne sont en rien exagérés dans un but mercantile.
Pour le reste, je me suis beaucoup amusé à raconter les péripéties des deux garçons et à glisser quelques petites références à toutes ces geekeries qui ont fait ma propre adolescence et ne m’ont plus quitté depuis. J’espère que vous aimerez !

PS : Je salue l’équipe de Clair/Obscur qui me permet de publier sur le sol québécois pour la première fois !

 

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Sortie de l’anthologie Ténèbres 2016

Ténèbres 2016Éditeur : Dreampress-Bragelonne
Dans : Ténèbres 2016
Type : Anthologie papier/numérique
Titre : Squirry Park
Format du texte : Nouvelle
Genre du texte : Fantastique
Date de sortie : Mai 2016
Se le procurer : Ici !

Photographe amateur, Luc parvient à convaincre sa copine et modèle, Laura, de l’accompagner au Squirry Park, ancien parc d’attractions laissé à l’abandon. Mais il ne fait pas toujours bon déranger ce qui sommeille.

Abandonné ou non, le parc d’attractions a toujours figuré au registre des lieux aptes à inspirer les auteurs de fantastique/horreur… Dont moi. Mais pourquoi un tel attrait ? Je dirais qu’un parc d’attractions est un lieu où l’on laisse libre cours à son insouciance, où l’on flâne sans jamais imaginer que quelque chose pourrait mal tourner. On ne se méfie ni des chemins cachés derrière les arbres, ni de ce qui pourrait se tapir dans le recoin le plus sombre de la maison hantée… Que dire alors quand le parc est abandonné et semble figé dans le temps, silencieux ? C’est cette ambiance que j’ai essayé de rendre dans Squirry Park, un texte inspiré par un parc d’attractions belge aujourd’hui disparu, le Dadipark. Cherchez les photos sur le net, vous m’en direz des nouvelles !

Sortie du fanzine AOC n°40

AOC 40Éditeur : Club Présence d’Esprits
Dans : Aventures Oniriques et Compagnie (AOC) numéro 40
Type : Fanzine papier
Titre : Suzy
Format du texte : Nouvelle
Genre du texte : Science-fiction
Date de sortie : Printemps 2016
Se le procurer : Ici !

Christopher ne se remet pas de la mort de sa petite amie. Après avoir tout tenté pour lui changer les idées, Klein, son meilleur ami, décide de lui offrir un cadeau tout à fait spécial.

Un texte pour lequel j’éprouve une affection particulière car il figure parmi les premiers de ma production de nouvelles. Fait rare, la version d’origine fut écrite d’une traite parce que j’étais en retard pour rendre ma participation à un AT. Bien sûr, ça ne me porta pas chance ! Les ATs sont des choses qui se préparent un minimum et les nouvelles méritent davantage d’égards.
Suzy est également passée près de remporter un certain prix de science-fiction la même année (prix qui ne cesse de m’échapper depuis, grrr !) avant de, finalement, être retenue pour publication dans AOC, un chouette fanzine dans lequel je cherchais à me faire une place depuis longtemps.
Bonne lecture !

Sortie de l’anthologie Histoires Étranges

Couverture

Ce devait être une partie de chasse comme une autre pour Prosper et Fernand… jusqu’à ce qu’ils découvrent une louve gestante. Une rencontre inhabituelle… qui fit tout basculer.

Rancune est un peu un retour en arrière pour moi, à une époque où mes nouvelles n’étaient jamais plus longues que deux ou trois pages. Je me concentrais avant tout sur l’intrigue, sur comment, au départ du point A, atteindre le point B en un minimum de temps. Je racontais mon idée sans prendre la peine de développer l’ambiance ou les personnages, un traitement qui me paraissait superflu dans le cadre d’un court récit.
Depuis, ma technique a évolué et j’ai appris l’importance de prendre le temps. Non que je pense que les très courtes nouvelles ne sont pas un format qui plaît ou qui ne peut avoir de succès, mais c’est un exercice différent qui ne me tente plus vraiment.
Le fait que Rancune soit une nouvelle très courte est donc un peu une exception à ma méthode de travail actuelle. Telle que l’idée se présentait, il ne m’a pas semblé nécessaire de développer les choses, ce qui collait bien avec l’intitulé de l’anthologie : Histoires Étranges aux éditions Lominy Books.
Il s’agit donc d’un texte old school : très court et purement fantastique. J’espère que vous apprécierez.
Au passage, je vous signale que je partage le sommaire avec la talentueuse Olivia Billington dont le texte, Dans leur regard, colle parfaitement au thème. Vous pourrez aussi découvrir les textes d’auteurs venus de France, bien sûr, mais aussi  du Canada, d’Haïti ou même de Singapour, ce qui est plutôt inhabituel et mérite le coup d’œil !
Bonne lecture !

Se procurer cette anthologie

Sortie de l’anthologie Moisson d’épouvante volume 2

couv-moisson Ep2

Stéphane a toujours rêvé d’en posséder une. Une boule magique. Maintenant que c’est le cas, il n’y a plus qu’à poser des questions ! Et recommencer. Recommencer. Recommencer. Et reco…

Moisson d’épouvante. Je ne sais pas pour vous, mais j’aime bien comment sonne ce titre. Pour moi, il renvoit à des souvenirs de vieux films d’horreur réalisés avec un petit budget mais beaucoup d’amour, à des romans mais, surtout, à des couvertures de comics horrifiques tels que Tales from the Crypt et The Vault of Horror. On me dirait d’ailleurs que ce bon Yves-Daniel Crouzet, l’anthologiste aux commandes, s’est inspiré de ces BD pour le choisir, je le croirais volontiers. Il n’y a qu’à voir la couverture du second volume pour s’en rendre compte !
J’avais déjà participé lors du premier AT, sans succès, et, au vu de la qualité des textes retenus, j’ai pu constater que l’ami Yves était un anthologiste du genre exigeant. Je suis donc d’autant plus heureux d’avoir su le convaincre pour cette seconde édition avec mon texte : La boule magique.

Deux mots sur le texte…

Je ne sais plus exactement d’où m’est venue l’idée pour ce texte, mais je suppose que le fait que je possède moi-même une boule magique a dû peser dans la balance. Je sais que je voulais raconter l’histoire d’un type qui devient peu à peu obsédé par l’objet au point de ne plus pouvoir prendre la moindre décision sans s’y référer. Une idée sympa qui aurait sans doute eu besoin d’un certain nombre de pages pour se développer à son rythme. Mais le fait est que je suis un nouvelliste plutôt adepte du court et plus à l’aise dans le maniement du fantastique que de la folie pure et simple, sans le moindre aspect surnaturel.
Vous l’aurez donc compris, dans La boule magique, la folie découle du surnaturel. Mais je n’en dirai pas plus et vous laisse découvrir tout ça. Bonne lecture !

Se procurer cette anthologie sur le site de l’éditeur

Le syndrome de l’anecdote

Vous connaissez le syndrome de l’anecdote ? Non ? Normal, je viens de l’inventer. C’est une maladie dont je souffre et que je viens enfin d’identifier. De quoi s’agit-il ? Après une longue pause dans l’écriture de mon roman actuel, afin de participer à pas mal d’appels à textes, j’ai ressorti le manuscrit du tiroir. J’ai relu pour me remettre dans le bain, revu mes notes, bien, très bien, j’étais prêt à attaquer. Puis j’ai hésité. Pourquoi ?
Faites un truc pour moi : pensez à deux bouquins, un qui vous a plu, marqué, un autre dont vous vous souvenez à peine. Comment expliqueriez-vous cette différence d’intérêt ? Le style ? Les personnages ? Ces derniers ont évidemment une influence centrale, mais je réalise que ce qui peut avoir un véritable impact sur notre appréciation, c’est l’histoire et, surtout, son traitement. D’où vient une histoire au départ ? En général, d’une idée. Qu’elle soit originale ou non, ce qui compte, c’est la manière dont on l’utilise, la manière dont on va dérouler le récit à partir de cette base.
C’est ici qu’intervient le syndrome de l’anecdote. « Sympa, mais anecdotique ». C’est ce que l’un ou l’autre anthologiste m’a dit, une fois ou deux, à propos de l’une ou l’autre nouvelle que je lui avais soumise. Et c’était vrai, je le réalise avec le recul. Les textes en question n’étaient pas mal écrits, voire même assez bien (han, le frimeur), mais ils ne décollaient jamais vraiment, ils faisaient le taf comme on dit, mais sans plus, ils étaient anecdotiques. Vite lus, vite oubliés.
J’ai la sensation que mes deux derniers manuscrits ont été écrits sur ce « même modèle ». Attention, je ne dis pas qu’ils sont dépourvus de qualités (encore heureux), mais ils ne sont pas faits de ce matériau qui laisse un souvenir et je crois qu’entre autres raisons, c’est ce qui doit participer au fait qu’un éditeur n’a pas (encore ?) manifesté son intérêt jusqu’ici. Les histoires ne manquent pas de de bons personnages ou de rythme, elles manquent de rebondissements, de surprises et, dans une certaine mesure, d’originalité. Alors certes, il est pratiquement impossible d’avoir des idées que quelqu’un n’a pas déjà exploitées sous l’une ou l’autre forme et c’est notre manière de traiter les mêmes thèmes, avec notre propre voix, qui fait la différence. Et voilà l’un de mes problèmes en tant qu’auteur : j’ai un sens du traitement trop bancal. Ce que je pense être original ne l’est pas assez, l’impact qu’il provoque n’est pas suffisamment fort. Read the rest of this entry

Sortie de Lanfeust mag n°186

Lanfeust magLes navires coulent, les marins meurent, la Mer ne va pas bien. Le problème est identifié et la solution toute trouvée. Toutefois, les pirates désignés pour régler la question ne sont pas vraiment tentés par cette aventure…
Le 24 septembre 2013, c’était la date de sortie du numéro 3 de la revue Étherval dont le thème est : « la Mer ». Ce fut pour moi l’occasion de voir arriver ma troisième publication, celle de ma nouvelle Au nom du Père aux formats numérique et audio.
C’est bien cool tout ça, mais pourquoi est-ce que je reviens avec ce vieux truc, vous demandez-vous peut-être ! Tout simplement parce que cette fameuse nouvelle vient d’être rééditée dans le Lanfeust mag de ce mois ! Si vous l’ignoriez, il s’agit d’un magazine orienté aventure/fantasy/science-fiction qui traite de l’actualité de la BD à venir aux éditions Soleil et qui fait un peu de place aux écrivains.
J’avais déjà tenté ma chance avec d’autres textes sans toutefois parvenir à convaincre la rédaction.
Je n’aime pas vraiment réutiliser des écrits, mais force m’a été d’admettre qu’Au nom du Père possédait à mes yeux un certain potentiel et qu’il aurait été dommage de faire une croix dessus sous prétexte qu’il avait déjà trouvé acquéreur une première fois. Après réflexion, j’ai donc décidé de suivre mon intuition et de le soumettre de nouveau. Intuition qui, comme vous pouvez le constater, s’est révélée payante.
En parlant de « payante », précisons que Lanfeust mag est, à ma connaissance, l’un des seuls magazines du petit monde de la SFFF qui rémunère la contribution et ça, ça fait bien plaisir. D’abord parce que gagner un peu d’argent supplémentaire ne fait jamais de mal (quoi ? Vous pensiez que je n’écrivais que pour la beauté de l’Art ? Pas tout à fait), mais aussi, et même surtout ! parce que ça me prouve que quelqu’un est prêt à débourser une somme donnée pour s' »offrir » ce que j’écris, qu’il reconnaît ainsi une certaine qualité dans l’œuvre et le fait qu’activité artistique rime avec travail, quoi qu’on en dise. Et pour moi qui m’acharne à tenter de devenir un professionnel, c’est une belle reconnaissance.

Deux mots sur le texte…

Le thème d’Étherval, la Mer, ne m’inspirait rien d’autre qu’une image : celle de deux naufragés à la dérive sur un radeau. Le sujet était vaste, le plus difficile était de maintenir la Mer au centre du récit.
Assez vite, il ne m’est plus resté qu’un seul infortuné personnage, devenu pirate, parce que j’ai toujours éprouvé un grand intérêt pour l’univers des flibustiers et le parfum d’aventure qui en émane. L’histoire à lentement pris forme, d’autres personnages sont arrivés et l’intrigue s’est déroulée petit à petit. Même si je reconnais volontiers que cette dernière n’a rien de sensationnel, j’ai compris que je tenais quelque chose une fois l’histoire terminée.
Sans fausse modestie, je suis un auteur plutôt critique au sujet de mon propre travail, souvent peu satisfait de ma production même quand j’arrive à la faire publier. Au mieux, je trouve ça sympa, sans plus. Mais ce n’est pas grave, ça me fait avancer, me motive à vouloir toujours m’améliorer. Avec Petite Miss à mort, j’estime qu’Au nom du Père compte parmi ce que j’ai pu écrire de meilleur jusqu’à présent. Ce qui fait la force de ce texte, ce sont surtout ses personnages, une belle équipe de forbans que j’ai beaucoup apprécié faire vivre et avec lesquels je n’en ai certainement pas terminé.
Donc vous l’aurez compris, si vous étiez curieux(se) de découvrir mon univers et que pour cela vous ne souhaitiez lire qu’un seul texte (ce serait dommage, avouez), voilà une pièce de choix.
Rassurez-vous, vous pouvez aussi le lire si vous aimez déjà ce que je fais (et c’est sympa, merci, vraiment), pas de problème !

Se procurer ce magazine sur le site de l’éditeur

Round 2…

Près d’un an après l’envoi aux éditeurs de Chemin de cendre, mon roman de fantasy, force m’est de constater que la réussite n’est pas au rendez-vous.
À l’heure où j’écris ces lignes, la plupart de ceux auxquels je l’ai fait parvenir m’ont répondu négativement. Un seul ayant pris la peine de m’expliquer ses raisons, difficile de dire si les autres refus ont un quelconque rapport avec le sien. J’attends encore quelques retours, mais je n’ai plus guère d’espoir ; d’autant qu’avec le recul et l’expérience acquise depuis, je sens que ce roman peut être amélioré. Et il le sera de toute façon, qu’un éditeur se montre intéressé ou non, parce que je crois en son potentiel.
Ceci étant, voilà quelques jours que De Chair et d’Encre, mon petit roman d’horreur, a été expédié à son tour. Aujourd’hui encore, j’ai un peu de mal à réaliser qu’il a été écrit en à peine six mois. Bien sûr, l’histoire est moins longue que celle de son prédécesseur, mais quand même, je peux dire que ce bouquin est le premier de sa sorte : élaboré avec ma nouvelle méthode de travail et après avoir vraiment compris ce que ça impliquait de vouloir devenir un pro.
Quant à savoir s’il a ses chances, c’est bien entendu impossible à déterminer. Tout ce que je peux dire, c’est que j’étais convaincu de sa qualité après l’avoir corrigé et relu une dernière fois. Si j’avais eu le moindre doute, je ne l’aurais pas envoyé, parce que, comme je l’ai appris, la littérature est un domaine où il ne faut pas se précipiter. Si en son for intérieur l’auteur n’est pas certain de la qualité de son ouvrage, il y a peu de chance qu’un éditeur pense différemment. J’ai fait de mon mieux, sans regrets.
Contrairement à Chemin de cendre, De Chair et d’Encre ne s’ancre pas dans un genre surexploité à l’heure actuelle, ce qui peut-être un atout comme un inconvénient. Les chances que mon histoire se distingue sont plus grandes, bien que l’horreur soit moins en vogue. Toutefois, qu’il ne s’agisse pas d’horreur pure, mais d’un mélange horreur/fantastique et que l’histoire tienne en un seul volume, cela pourrait jouer en faveur de mon manuscrit. Du moins, c’est ce que je pense.
Mais je vais tenter d’éviter les conjectures. Après tout, une fois le texte envoyé, l’auteur ne peut plus rien faire qu’attendre. Et essayer de ne pas trop y penser. À force, on finit presque par s’y habituer. Presque.

Pourquoi je vais échouer au NaNoWriMo et autres réflexions (deuxième partie)

Suite et fin de l’article précédent.

3) Ne dites pas à un écrivain qu’il aurait plus de chances de réussir s’il écrivait dans tel ou tel genre comme le fait tel ou tel collègue à succès. Nul doute que votre conseil part d’une bonne intention, mais vous devez comprendre que l’inspiration n’est pas quelque chose qui peut se contraindre. Avant de se lancer dans une histoire, un écrivain sait qu’il va y passer énormément de temps, plusieurs mois, parfois un an ou deux (en général, hein). C’est quelque chose qu’il accepte parce qu’il aime vraiment le genre dans lequel il pratique et que ses idées suivent. Mais même comme ça, il y a certains jours où il doit vraiment s’accrocher pour continuer, encore et toujours. Alors imaginez s’il doit se forcer à écrire dans un genre qu’il n’aime pas juste parce que c’est à la mode et qu’en plus il manque d’idées…

4) Ne demandez pas à un écrivain amateur s’il a un vrai métier à côté. Pour dire cela, vous vous basez sans doute sur le fait que très peu d’auteurs sont capables de vivre de leur production. Néanmoins, certains y parviennent, c’est donc bien qu’il s’agit d’un métier, non ? Peut-être… mais dans votre inconscient, un travail doit forcément être quelque chose de pénible qui n’a rien à voir avec une passion. Vous devez savoir qu’être auteur implique souvent de passer des heures devant son écran, seul, de réfléchir à tous les aspects d’une histoire, de veiller au moindre détail qui pourrait mettre à mal la cohérence du récit, d’inventer un contexte entier et des personnages à partir du néant, de réfléchir, parfois plusieurs heures, à la meilleure manière de décrire une scène… et j’en passe. Tout cela, bien entendu, sept jour sur sept, hiver comme été. Je ne cherche pas à nous faire plaindre, je l’ai dit, c’est une passion. Mais n’allez quand même pas croire qu’il n’y a jamais de moments pénibles, de doute ou de désepoir.
Pensez-vous toujours que quelqu’un qui se lance dans pareille aventure ne mérite pas un peu de considération ? Surtout quand on sait que le gain est rarement à la hauteur du labeur. Ne croyez pas que considérer cette passion comme un métier (les rares élus qui en vivent mis à part) est une insulte envers des travailleurs d’autres professions. Certes, ils ne font pas toujours ce qu’ils aiment, mais eux sont rémunérés comme il se doit. Read the rest of this entry

Pourquoi je vais échouer au NaNoWriMo et autres réflexions (première partie)

Le NaNoWriMo, vous connaissez ? C’est l’acronyme de National Novel Writing Month ou mois national d’écriture de roman. Il s’agit d’un événement mis sur pied par des Américains dont l’objectif est, eh oui, d’écrire un roman de 50.000 mots au cours du mois de novembre. C’est plutôt hardos mais c’est faisable, apparemment. L’événement a eu tellement de succès qu’il s’est développé et est maintenant suivi dans le monde entier.
Cela fait déjà quelques années que je connais l’existence du NaNo et si ça ne m’intéressait pas au départ, parce que j’y voyais un excellent moyen de primer la quantité plutôt que la qualité (avec une énorme retravail à la clef), mon point de vue a évolué depuis que j’ai mis au point ma nouvelle méthode de travail.
Cette année, je me suis donc laissé tenter par l’expérience NaNo… que je ne pourrai pas mener à bien. Pourquoi ? Ce n’est pas un problème de paresse, de manques d’idées, de blocage… non. C’est un problème de temps. Tout simplement. Je n’ai pas suffisamment de temps pour écrire 1667 mots par jour, soit ce qui est demandé pour atteindre l’objectif au 30 novembre. C’est dommage, mais il est difficile de faire autrement quand votre entourage ne comprend pas toujours l’importance que revêt votre passion pour vous. Sans tenir compte de votre Vrai Travail (plaise au Ciel que vous en ayez un), il faut bien faire les courses, la cuisine, le ménage et toutes les autres corvées qui font partie intégrante de la vie en société. Ça n’a l’air de rien, mais mises l’une à la suite de l’autre, toutes ces tâches sont assez chronophages, sans parler du fait qu’elles ont tendance à briser votre élan quand vous êtes bien lancé(e) dans votre texte. Y revenir par la suite et redémarrer avec le même entrain peut poser quelques problèmes… Et soyons réalistes, rares sont ceux qui peuvent se permettre de laisser les autres gérer tout pendant qu’ils restent devant leur ordinateur plusieurs heures par jour durant un mois…
Je n’ai pas cette chance. Et ce constat m’a fait réfléchir de manière plus large à différentes incompréhensions que j’ai pu rencontrer jusqu’ici au sujet du métier d’écrivain.
À ceux qui n’écrivent pas, à ceux qui sont complètement en dehors de cet univers, laissez-moi vous proposer un aperçu de ces choses dont vous devriez tenir compte ou devriez éviter de dire à tout écrivain(e) (et plus particulièrement ceux qui ne vivent pas de leur production) afin d’éviter de passer pour quelqu’un d’insultant. Read the rest of this entry